L'illustre famille de Créquy

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Actualités des Créquy

Présentation

20/10/2007 15:55

 

Les Créquy-Blanchefort     

XV.- Antoine de Créquy-Blanchefort

Antoine de Blanchefort fut institué héritier de tous les biens de la branche aînée de la Maison de Créquy par son oncle, le cardinal, cela sur permission du roi, à charge pour lui de porter les armes de Créquy. Il est donc la souche des Créquy-Blanchefort.

 Il épousa Chrétienne d'Aguerre

 Enfants:

  1. Charles Ier de Créquy, qui suit

 XVI.- Charles de Créquy

Charles Ier de Créquy, de Blanchefort, de Canaples, comte de Sault, prince de Poix, duc de Lesdiguières, pair et maréchal de France, chevalier des ordres du Roi, lieutenant-général de ses armées, gouverneur du Dauphiné. Il est né en 1573. Sa carrière militaire, brillante,  débuta en 1594 quand il se porta volontaire au siège de Laon. Il servait en 1597, dans l'armée de Savoie, sous les ordres de Lesdiguières; il s'empara d'Aiguebelle, fut blessé à la journée des Molettes, fut fait prisonnier à la Tour Charbonnières en 1598. Il tua en duel, en 1599, don Philippin, bâtard de Savoie (il l'avait épargné une première fois). En 1601, il fut de l'ambassade du Maréchal de Biron; en 1604, il était gouverneur des places-fortes picardes, Péronne, Roye, Montdidier. Mestre-du-camp en 1606, il succéda à son beau père Lesdiguières à la lieutenance de Dauphiné, en 1610. Il combattit encore dans toutes les guerres que mena le roi Louis XIII. En 1620, il fut au Pont-de-Cé, conserva les villes d'Alençon et du Mans, sauva même la vie au révolté de Saint-Aignan, abandonné par la reine-mère et que le roi voulait juger. En 1621, il fut blessé au siège de Saint-Jean-d'Angély, fut fait maréchal en 1622, année  où son beau-père fut fait connétable. Il combattit contre les réformés à Montpellier, participa en 1625 à des opérations en Piémont. En 1629 et 1630, il s'illustra en forçant le passage de Suse, prit la ville, Pignerol, Miolans, Montmélia. Envoyé en ambassade extraordinaire à Rome en 1633, il étonne par sa magnificence. En 1636, il combattait contre les Espagnols en Italie, mais fut tué le 17 mars 1638, alors qu'il tentait de secourir la ville de Brême. Il fut inhumé en Dauphiné, mais un monument lui fut érigé, à Paris, en l'église des Feuillants[1].

 Il épousa:

  1. en 1595, Madeleine de Bonne, fille de François, duc de Lesdiguières et de Claudine de Béranger
  2. en décembre 1623, Françoise de Bonne, sa belle- soeur, fille du Duc et de Marie Vignon

 Enfants:

  1. Francois de Bonne-de-Créquy, seigneur d'Agout, de Vesc, de Montlaur, de Montauban, duc de Lesdiguières, qui continua la branche des Lesdiguières qui suit (voir Bonne de Créquy)

  2. Charles II de Créquy, qui suit

  3. Françoise de Créquy, mariée le 15 septembre 1609 à Maximilien de Béthune, morte le 13 janvier 1657

  4. Madeleine de Créquy, née vers 1609, mariée le 11 juillet 1617 à Nicolas de Neufville, duc de Villeroi, morte le 31 janvier 1675

 

XVII.- Charles II de Créquy

 Il fut du vivant de son père, sire de Créquy et de Canaples. Mestre-du-Camp du Régiment des Gardes, il servit sous les ordres de son père et mourut de la blessure qu'il reçut au siège de Chambéry dans la nuit du 14 au 15 mai 1630.

 Il épousa, en mai 1620, Anne du Roure, fille de Claude, seigneur de Bonneval et de Marie d'Albert de Luynes, et qui mourut le 18 février 1686.

 Enfants:

  1. Charles III de Créquy, qui suit

  2. François de Créquy, mort jeune

  3. Alphonse, comte de Canaples, devint duc de Lesdiguières et Pair de France par l'extinction de la branche aînée de sa Maison. Né vers 1626, il fut reçu au Parlement et prit séance en qualité de pair de France le 11 février 1704. I mourut le 5 août 1711 sans postérité. Il épousa le 12 septembre 1702 Gabrielle-Victoire de Rochechouart, fille de Louis, duc de Vivonne et d'Antoinette de Mesmes.

  4. François de Créquy, qui suit

 

XVIII.- Charles III de Créquy de Blanchefort,

 Duc de Créquy, pair de France, suite à l'élévation des terres de Créquy, Fressin, Sains et Wambercourt à la duché-pairie, survenue en 1653[2]. Il est né le 24 mars 1624.

 Charles de Créquy mourut à Paris le 13 février 1687 et fut inhumé dans l'église du couvent des Capucines. Son monument, sculpté par Mazeline et Hurtrelle

 Il épousa Armande de Saint-Gelais, fille et héritière de Gilles, marquis de Lansac 

 Une fille:

  1. Madeleine, mariée le 3 avril 1675[3]  à Charles-Belgique-Hollande de la Trémouille, prince de Tarente et de Talpont. Elle mourut le 12 août 1707[4].

 XVIII.- François de Créquy

 Fils de Charles II et d'Anne du Roure, sire de Créquy, marquis de Marines et maréchal de France, fut l'une des plus grandes figures de la famille. Il naquit le 2 octobre 1629.

                François de Créquy mourut en son hôtel de la rue Saint-Nicaise à Paris le 3 février 1687. Il fut inhumé dans l'église des Jacobins, une chapelle édifiée par sa veuve, où fut placé son tombeau dessiné par Lebrun et réalisé par A. Coysevox, J. Joly, N. Coustou.[5]

           Il épousa en 1657 Catherine de Rougé, fille de Jacques, marquis du Fay et de Suzanne du Bruc. Elle mourut le 5 avril 1713.

 Enfants:

  1.  François-Joseph de Créquy, qui suit

  2.  Nicolas-Charles, sire de Créquy, marquis de Blanchefort, naquit en 1669. Il servit d'abord dans les mousquetaires, mais dut être trépané, en 1685, suite à une chute de cheval. Colonel du Régiment d'Anjou le 28 août 1688, il fit la campagne de Palatinat en 1689, d'Allemagne en 1690, d'Italie en 1691, de Belgique en 1692, prenant part au siège de Namur et à la bataille de Steenbecque. Elevé au grade de brigadier le 30 mars 1693, il servit deux années en Flandre et fut promu maréchal de camp le 3 janvier 1696. Il mourut, à Tournai, le 16 mars de la même année.

 portrait

XIX.- François-Joseph de Créquy

 François-Joseph de Créquy, marquis de Créquy, naquit en 1659. Il embrassa également, comme ceux de sa race, une carrière militaire. Il servit tout d'abord comme aide de camp de son père, se distingua à Fribourg et à Kehl, fut blessé au gué de Minden. En 1679, il obtint le régiment de La Fère et la bienveillance de Louvois. En 1691, il était maréchal de camp (brevet du 15 avril), servit en Piémont sous Catinat, participa aux prises de Villefranche, de Montalban, de Carmagnole, au siège de Montmélian. L'hiver suivant, il commandait entre la Lys et la mer, contribua à la prise de Namur en 1692, combattit à Steinkerque. Il obtient en janvier 1696 le titre de lieutenant général, continua de servir dans l'armée de Flandre sous le maréchal de Villeroy, masqua la garnison d'Oudenarde. Il servit aussi dans l'armée d'Allemagne avec le duc de Bourgogne. En 1701, il était dans l'armée d'Italie, sous Catinat, marcha en février 1702 au secours de Crémone. Il devint directeur général de l'infantrerie de 12 mars, commanda l'aile droite le 15 août à la bataille de Lussara. Il y fut blessé et mourut le lendemain.

Il mena une vie de scandales et de libertinage, ce qui l'éloigna, pendant quelques années, de la cour.

 Il épousa, le 4 février 1683, Anne-Charlotte d'Aumont, fille de Louis-Marie et de Madeline-Fare Le Teillier, nièce de Louvois qui sut se consoler de la mort de son époux en menant une existence luxueuse, mondaine et libertine, du moins jusqu'à sa conversion, survenue en 1718[6].

Enfants:

  1. N. de Créquy, morte en juillet 1697

  2. deux filles jumelles, mortes jeunes

 



[1] Bibliographie: Humbert Jacques, Le Maréchal de Créquy, gendre de Lesdiguières, (1573-1638); Paris, Hachette, 1962

[2] Bibliographie: Roman d'Amat, Dictionnaire..,p 1208-1209; Epitaphier du vieux Paris, pp 130-133  

[3] contrat de mariage, AN, 1 AP 581

[4] Testament: AN, 1 AP 581 

[5] Bibliographie: Roman d'Amat, Dictionnaire de biographie française, tome IX, 1961, p 1209)

[6] Bibliographie: Roman d'Amat, Dictionnaire.., p 1212-1213