L'illustre famille de Créquy

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Actualités des Créquy

Présentation

15/07/2007 19:47

 

Matthieu Becuwe, Le lignage de Créquy aux XIVe et XVe siècles. Mémoire de maîtrise de l'Université de Lille III (Directeur  Bertrand Schnerb)

Matthieu vient de soutenir avec brio un très beau mémoire de maîtrise consacré aux Créquy, qu'il a réalisé sous la direction de Bertrand Schnerb, un des meilleurs spécialistes  français de l'époque bourguignonne. Le travail présenté est d'une rare qualité et d'une très grande richesse.

Pour ce, Matthieu a tout d'abord réalisé un corpus de près de trois cents actes (les pièces justificatives), s'étalant entre 1332 et 1516, qu'il édite dans leur intégralité. Ses sources sont multiples. Il a puisé dans la riche série B des Archives du Nord, mais a également consulté de nombreux documents à Arras, aux Archives nationales de Paris (Trésor des chartes, Parlement de Paris), à la Bibliothèque nationale (collections généalogiques, Clairembault, etc..)

Cette base documentaire solide lui a permis de traiter divers aspects de l'histoire d'un des lignages les plus importants du Nord de la France. Dans un premier chapitre, il traite des origines de la famille qui ne peuvent remonter guère, au vu des sources actuelles, avant l'an 1200. Il décrit rapidement le patrimoine foncier de la famille et la mise en place de son identité nobiliaire.

Dans un second chapitre, très étoffé, il montre comment les Créquy ont servi les princes de Bourgogne. Forts présents à l'Hôtel et à la Cour, ils furent aussi des guerriers, comme le montrent les très nombreux rôles d'armes et les chroniques de ce temps. Ils ont joué un rôle non négligeable dans la diplomatie des ducs et on rappelle fort à propos que Jean V fut l'un des chevaliers de la Toison d'Or de la première série. De leur engagement auprès des Ducs, les Créquy surent tirer moult profits et les archives évoquent constamment les dons qui leur furent octroyés, signe incontestable de leur montée en puissance.

Les trois chapitres suivants évoquent ce qu'était la vie noble qui était la leur, faite éventuellement de voyages et pèlerinages ( l'idéal de la Croisade n'est pas tout à fait mort), de joutes, de cérémonies festives; sans oublier la chasse pratiquée souvent dans les bois qui environnaient Créquy et Fressin (quelques scènes de braconnage aussi). On sait que les sires de la branche aînée montrèrent un intérêt certain pour les lettres et la culture et les travaux de Marc Gil ont montré toute la place de Jean V dans le mécénat culturel du XVe siècle. Enfin, cette grande famille noble exerça sa piété par des fondations, qu'on retrouve dans les testaments, et plaça nombre de ses enfants au sein même de l'église.

 Le mémoire et l'édition des pièces justificatives sont heureusement complétés par une présentation de trente sceaux, de 19 illustrations et de 14 tableaux généalogiques.

Voici donc de la belle ouvrage qui fera date. Merci donc Matthieu