L'illustre famille de Créquy

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Actualités des Créquy

Présentation

12/02/2009 17:10

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La maison forte de Sains-lès-Fressin

L'examen des plans de la commune révèle un chemin circulaire d'environ 300-350 mètres de rayon, ayant l'église pour centre, entourant le village dans sa partie nord, avec, au nord-est de l'église, un ouvrage fortifié inscrit dans un quadrilatère de 70 m sor 60 m environ.

Cet ouvrage, sur le terrain, est surtout visible dans sa partie nord-est, où l'on remarque le fossé formant un angle arrondi et qui va se perdre dans la ferme voisine, laquelle a manifestement été construite à la place de l'établissement fortifié antérieur.

Ce fossé délimite une plate forme de même niveau sensiblement que les terrains qui lui sont extérieurs. Cette disposition permet d'apparenter la structure aux maisons-fortes qui se sont développées généralement à partir du XIIIème siècle. On ne peut toutefois ignorer que les mottes n'ont pas toujours été érigées ex-nihilo et qu'elles ont parfois succédé à des fortifications construites sur un sol plan. C'est dire que seule une recherche archéologique bien menée permettrait de proposer une datation plus sûre.

Sur le plan documentaire, on sait qu'au XIIIème siècle la terre de Sains faisait partie des biens de la famille de Créquy et un acte de 1238 règle les litiges qui étaient apparus entre cette famille et l'abbaye de Saint-Jean-au-Mont près de Thérouanne.

La terre de Sains échoit en partage à un cadet de la famille peu après 1270 et, pendant tout le XIVème siècle, on connaît des sires de Sains et de Wambercourt de la famille de Créquy. Vers 1400, Jean V de Créquy, seigneur de Créquy et de Fressin, rachète les terres de Sains et de Wambercourt et ces quatre villages formeront jusqu'à la Révolution le domaine seigneurial des sires de Créquy. Le château de Sains est habité au début du XVème siècle par le sire de Créquy et c'est là qu'il reçoit éventuellement le Duc de Bourgogne.

En 1446, le château est donné en douaire par Jean VI à sa nouvelle épouse Louise de La Tour. En 1473, il est encore entretenu puisque des réparations y sont faites, comme à Créquy et à Fressin, dont le coût est déduit de la valeur de la seigneurie dans l'aveu que le sire de Créquy fait de ses fiefs à Charles le Téméraire, son suzerain direct.